Déçus de notre aventure d'hier, je propose à Aritz une escalade à la Tour Termier, j'ai de très bons souvenirs du secteur.
Le topo nous laisse penser que nous devrions nous régaler dans cette voie. En effet, l'escalade est technique, le caillou irréprochable.
Photo : Aritz dans la 3° longueur

Une SUPERBE escalade.
5 Longueurs superbes.
Nous rejoignons des italiens qui nous "vendent" une voisine : "le feu sacré" !
Nous profitons pleinement de cette escalade dans un cadre merveilleux !
Photo : Aritz encore dans un beau passage.
Les marmottes folles ne courent pas dans la paroi !
Aritz vient de nous rejoindre et il apparaît dans une revue espagnole que "balade d'enfer" est une des voies incontournables du secteur !
Après lecture du topo, nous concluons que nous n'avons pas besoin de friends et autres, l'équipement doit être vieillot.
Photo : Aritz, dès la deuxième longueur, constate que nous aurions dû emporter des friends (qqs uns dans des tailles plutôt grandes : camalots gris à jaune). Je ne parle pas de la troisième longueur....
Ensuite, on coupe une grande vire, au delà de laquelle il faut rechercher BE pour continuer. Puis, re-vire. La longueur suivante est agréable mais trop courte (20m avec un rappel de 60m !!) je n'ai fait que tirer la corde !
La suite aura raison de nous : Aritz ne comprend rien dans le 1° 7a avant de se rendre compte qu'il manque les 6° et 7° plaquettes de la longueur. Déçus, nous continuerons par "le don de l'aigle".
Photo: Aritz profite des gouttes d'eau du "don de l'aigle"... comme son nom l'indique.
L'escalade est belle sur 3 longueurs mais un peu engagée (6-7m entre les points dans le 6a !).
Nous arrivons sous le grand toit pour se rendre compte qu'il est mouillé et qu'il goutte. Bilan, nous redescendons avec un goût amer au sujet de l'article....
Je reviendrai dans le secteur mais pas sur conseils...
Séjour près de Briançon.
Catherine se sent de refaire une escalade en plusieurs longueurs, je dois choisir une escalade pas trop longue, une descente facile, pas trop dur (elle ne doit pas se refaire mal) mais pas trop facile (pour en profiter) ; Il sortira du chapeau cette ligne.
Photo: Catherine dans le haut
Eh bien le choix a été parfait !
L'escalade est plaisante et agréable avec vraiment de très beaux passages. Le cadre est toujours idéal. Nous nous sommes fait très plaisir.
Une voie parfaite pour commencer les longues voies ou pour s'y remettre.
Photo: Dans la dernière longueur, sur le fil d'un pilier
Grimper dans l'ambiance d'Ailefroide reste toujours un plaisir !
L'an passé, après quelques heures de grimpe avec Xavier, je lui propose cette course qui nécessite plus de "pied montagnard" que de réelles qualités de grimpeur. Certes, il ne faut rien négliger mais en tant que second, il n'y a pas de difficultés. Profitant d'une météo enfin favorable, nous voilà partis avec Henri et Xavier par Ossoue ! Tous calculs faits, il apparaît évident que l'on augmentera le ratio escalade/marche en laissant la voiture au barrage d'Ossoue.Je voulais repérer un peu la face depuis le col des oulettes mais une nappe nuageuse enveloppe la Face : tant pis, on verra bien ... La soirée est belle et la face se dévoile enfin ! Xavier se demande un peu dans quoi il s'est lancé !
Photo : Henri et Xavier dans la 3 ° longueur
Petit matin, la nuit est étoilée et fraîche. Nous sommes les seuls au refuge des Oulettes à partir pour cette course ; mais des campeurs se sont levés avant nous !
Dans la montée sur le glacier, on voit les frontales "tourner", que font-ils ?
On comprendra plus tard : ce sont des basques-espagnols qui ont accroché des crampons "comme ils peuvent" à des basquets et ils n'ont qu'un piolet pour 3 ! Bilan, ils arrivent avec très peu d'avance au pied.
Ils mettront 1h30 pour faire la 1° longueur avec 2 jeux de friends ! Comme ils ne veulent pas nous laisser passer, il faudra attendre qu'ils se plantent un peu d'itinéraire vers l'arête intermédiaire pour que l'on puisse avancer à notre rythme.
Photo : sur l'arête intermédiaire, le rocher est superbe et quelle ambiance !!
Cette face est magique, on s'élève au dessus du glacier, on gagne de l'altitude, l'escalade est plaisante ; ce n'est jamais très dur mais ça grimpe toujours.
Photo : sur la traversée ramenant sur l'arête de Gaube. Une fois au sommet : un pur bonheur et la saveur d'une excellente journée.
C'est déjà fini, il faut redescendre....