samedi 14 janvier 2012

CAMPBIELH Eperon Fischesser

Gorka en haut de la première rampe de neige
 Gorka était très tenté par l'éperon Fischesser car il avait pris un but voici quelques années.

C'était donc une des envies de l'hiver.

Il fallait attendre les bonnes conditions .... C'est toujours délicat ! 
S'il y a trop de neige, on doit sacrément brasser sur la deuxième moitié; si pas assez, le mixte rhododendrons doit user quelque peu ! La neige doit être transformée : bref, un casse tête et il faut partir pour voir.

rendez vous pris !


Gorka sur l'arête neigeuse








La neige est dure sur les rampes de neige du bas et nous montons vite, plus vite qu'une cordée basque qui est partie pour deux jours !

Ils nous expliquent qu'ils vont profiter ... moi, je profite plus quand le sac est léger !







Gorka en plein ciel





Nous n'avons pas pris de broche mais 7 friends et un voyage de sangles plutôt longues.

Cela nous permet de grimper corde tendue : on n'a rien pour le bivouac !




Gorka sur le haut de l'éperon







L'arête est vraiment très effilée par endroits et il faut prendre quelques précautions pour trouver le meilleur côté.


Nous passons quelques champignons de neige : une première pour moi ! Parfois un peu stressant ...

La photo ci-contre est prise sur le haut de l'éperon ; on voit bien l'arête neigeuse suivie.



Par ici la sortie





J'avais très envie d'aller droit au sommet mais la neige n'est pas présente partout, nous montons droit puisque la corniche est réduite à peau de chagrin pour déboucher à une centaine de mètres du sommet.

Au sommet, nous profitons 1/2 heure de la belle course que nous avons vécu.

MAGIQUE !! 

QUELLE AMBIANCE !!

 Supers conditions de neige, température, soleil .... tout !

lundi 28 novembre 2011

PIC DU MIDI DE BIGORRE Couloir NW

J'ai trop envie d'aller marcher dans la neige !!

Même si les quantités de neige sont faibles en montagne, je pensais que les températures hautes permettaient à la neige de fondre et de laisser une couche de glace dans le fond des couloirs et goulottes.

Dans cette optique, le couloir NW du pic doit être en bonnes conditions. De plus, la limite de neige étant assez haute, l'approche depuis les cabanes de l'AYA sera facile : la benne, ça s'emprunte sur Cham....

Photo : ci-contre, la 1° longueur du couloir en conditions TRES sèches.

A l'arrivée, nous constatons une entrée dans le couloir très sèche, la glace est quasiment inexistante, un peu de neige collée ... Marc me laisse l'honneur de partir ! 

Je me bats un peu dans la partie centrale et à la sortie. C'est du mixte et je suis bien content d'avoir emporté quelques pitons !

Après le premier relais équipé de 2 spits, le reste se fera corde tendue.

Photo : Marc quitte le 1° relais

Pour le reste, une rigole est creusée par les chutes incessantes  de spindriffs. Le fond est dur et nous progressons assez vite.


Quand le couloir s'élargit, il faut partir à droite et monter droit à la grande coupole (Photo) 

 Nous étions seuls sur les terrasses du Pic et cette montagne goutte encore le calme avant le début de saison ... Une bien belle entrée dans l'hiver !

lundi 31 octobre 2011

CUETO AGERO Castro candilejas "Asturcones"

Après une nuit passée en refuge "pas cher" au camping de Fuente De; nous visons une paroi en vallée car le temps annoncé est incertain.

Catherine n'a pas trop de forces et nous nous rabattons sur une voie "tranquille". Pendant ce temps, Maud et Aritz feront la ligne voisine : Antimateria.

la voie parcourt un éperon qui est plutôt large quand on s'y trouve. Le départ n'est pas trop évident car on peut passer partout. 
Une fois le premier relais trouvé, ça va un peu mieux ; mais le cheminement est assez confus, il y a des fissures partout et on monte où on veut. 

Dans L3 (photo : Catherine en fin de longueur) je pense avoir fait une variante nettement plus dure ! 


L4-5 peut se faire en une longueur de 50m. Ce sera la seule vraie belle longueur. Après, c'est pour finir ...

Photo : Catherine dans les derniers mètres
En haut, on trouve des pâturages, des vaches !

Aritz sort enchanté de la voie : "cinco estrellas !!"
Je vais devoir revenir pour m'en rendre compte. 

Le WE est déjà fini, retour sur la France ...

dimanche 30 octobre 2011

PICOS DE EUROPA Horcados Rojos "Maraya"

Enfin des vacances à grimper ! 

Nous avons prévu de partir : Catherine, Maud, Aritz et mézigue.

Le beau temps prévu sur les Picos nous décident. La destination est surtout suggérée par Aritz. 

Sur l'autoroute, les PICOS nous semblent bien blancs ...
Peu après, pour se faire les ongles, il existe à POO DE CABRALES (topo à l'office du tourisme) une petite école d'escalade 6a mini  où il faut déjà s'employer : bienvenue aux Picos !!

Photo : Maud et Aritz dans L2

Des grimpeurs nous disent qu'il n'y a pas de problème avec la neige, il y a en a peu.

Le lendemain, nous faisons le tour pour prendre le téléphérique de FUENTE DE.

La marche d'approche est rapide : 1h. Il y a quand même beaucoup de neige au pied !

La journée se déroule sur un calcaire parfait, au soleil et par une température clémente.

Photo : en manches courtes à 2500m fin Octobre.





Arrivés en haut, nous sommes dans l'automne bien avancé et il a quand même pas mal de neige. La descente versant Nord en tennis va donner toutes ses promesses.

Photo : Depuis le sommet de la voie, Aritz Maud et Catherine préparent la suite de la descente dans un paysage grandiose.


Aritz utilise le décoinceur pour faire des marches dans la neige.

Résultat :   1/2h pour faire 50m .
Les grimpeurs de la veille nous ont complètement déconseillé les rappels : coincements de cordes ! On n'a pas le choix car la descente à pied est impossible. Option des rappels.

Pour les rejoindre il nous faudra encore 1/2 h. Le temps tourne et la dernière benne est à 18h !

Nous descendrons en 2 rappels : 45m + 60m + désescalade.

En bas il nous reste du temps pour la photo commune, pour rentrer tranquillement ; de toutes façons, le téléphérique ferme plus tard les jours d'affluence car tout le monde en profite.

Pour les grimpeurs : c'est le PARADIS !

samedi 22 octobre 2011

OSSAU Muraille de Pombie "Sud-Est classique"


Plusieurs facteurs m'ont laissé cloué au sol pendant trop longtemps .... Je n'en peux plus !

Gilian est un jeune très bon grimpeur mais falaise; il est intéressé pour voir ce qu'est une voie en plusieurs longueurs, ce sera en plus en terrain d'aventure !

Le réveil sera matinal ....
J'aime cette marche d'approche à travers les estives et cela fait un bon moment que je n'ai pas mis les pieds dans le secteur.

Photo : Gilian après la traversée L4




Nous sommes prêts à partir à 9h ; le soleil est au rdv. Le rocher n'est pas chaud ! mais le soleil viendra réchauffer tout ça rapidement.


J'ai fait cette voie il y a environ 10 ans et je m'étais souvent trompé d'itinéraire ... j'espère que cette fois il n'en sera pas de même !

Photo : Gilian dans le dièdre "pas donné" en V+

Les longueurs s'enchaînent bien l'escalade ne devient vraiment plaisante qu'au pied des escaliers gris. A partir de là, Gilian trouve que les cotations ne sont pas données : bienvenue à l'Ossau !!

Nous resterons au soleil toute la journée.

Que c'est bon d'être en montagne !

mercredi 31 août 2011

RAMOUGN Face Sud "Canard laqué"


Demain c'est la rentrée et Catherine commence à oublier son hernie discale.
Nous allons profiter des derniers moments avec une voie assez courte.




Comme toujours, le rocher est super mais il faut toutefois prendre garde à ne pas trop tirer sur la lunule du ficelou blanc à 25m du sol. Elle tremble et pas de peur !





Photo : Catherine dans la première longueur












La voie se résume à deux très belles longueurs soutenues. Ensuite il en reste deux pour sortir ...



L'ambiance est bien agréable au dessus du lac.
Photo

vendredi 19 août 2011

ORDESA Pared de la cascada "Dièdre des cons casseurs"




Retour des Alpes, et l'envie de repartir retrouver les terrains de jeu pyrénéens.


Henri n'a pas pu nous rejoindre dans les Alpes, j'ai envie de partager avec lui de bons moments.

Nous allons utiliser le beau topo d'Ordesa tout neuf ! (je le connaît déjà presque par coeur)



Nous prenons l'option d'une voie pas trop dure, surtout pas trop soutenue.



Photo : Henri dans la traversée de L3, on est déjà dans l'ambiance !








Le départ est facile à trouver et le cheminement global est facile à deviner d'en bas.


Une fois dans la voie, il est tout autre chose ! Je reviens d'un endroit où il suffit de suivre les lignes de goujons (faire attention car les voies et goujons se croisent !) ; maintenant, c'est le désert de pitons et autres... et il n'est pas toujours évident de trouver le bon cheminement : le rocher n'est pas la sécu !!

Photo : Henri arrivant à R5






Prévoir de monter des relais et de chercher le bon itinéraire...


Je me suis régalé dans cette voie même s'il a fait très chaud. A partir de la mi-journée, le soleil tourne et on grimpe à l'ombre. OUF !



Henri (photo dans L8) sortira bien fatigué.
Compter quand même un bon EDinf.





Comme le titre du petit mot écrit par R. THIVEL dans le topo :

ORDESA MI AMOR...