Vieux projet de Patrick, c'est fait !!
Quoi de plus tentant que de passer en plein centre de cette muraille en terrain d'aventure !! Il ne m'en faut pas plus pour me convaincre : du moment que je grimpe ...
Nous voilà au pied de la roca avec 2 longueurs d'artif pour commencer la journée !Photo : Patrick dans la traversée de la 2° longueur d'artif (ce que j'appelle une voie pour les seconds ...)Déjà les bras qui chauffent de tirer sur des dégaines !! De toute façon, je ne vais pas tirer sur le rocher, je ne vois rien pour m'accrocher !! (chapeau à ceux qui le font en libre).
Après ces deux longueurs de tirage,
bidouillage et sueurs (froides), les longueurs sont bien belles en fissure ou dalles typées.
Photo : mézigue dans le haut de la falaise avant un superbe mur à grosses prises.
La terre n'est pas si sauvage .... si on exclue l'humain !Etant en manque, nous sommes allés bricoler du côté de "Chulo piscina" pour 3 longueurs de plus, il y a plus de voies que dans le topo qui manque de précision. Je ne sais pas trop ce que l'on a fait mais c'était très joli !
Les vacances et une envie folle de grimper : direction l'Espagne !!
Avec Patrick et Henri, nous choisissons les Collegats ; Patrick a envie de "Kollegats". La voie est jolie sans être soutenue ; les pas dur sont bloc et faciles à faire en tire clou. Dans la 4° longueur, l'escalade n'est pas difficile mais exposée (10m entre les 2 premiers points) ; on ne sait pas trop où il faut aller. Il faut viser un petit arbuste un peu sur la droite et passer ensuite à gauche d'une partie en végétation plus exubérante.
Après .... ça roule !Photo : Dans la 1° partie de la "Xemenieia Pallars" entre escalade et ...
..... spéléologie !!!! (2° longueur)
Ca roule tellement que pour finir la journée, nous allons nous finir dans la "xemeneia Pallars". Patrick est resté sur un but quelque temps auparavant.
L'escalade est ludique et s'il vous reste quelque force, allez y faire un tour : ça vaut le coup !!
Nous voilà à pied d'oeuvre pour le deuxième jour consécutif ! Après quelques discussions, le choix se porte sur une voie qui ne paraît pas trop dure.
Le dilemme, allons nous jusqu'au campo ou non ? Pour repartir sur la France le soir, nous convenons d'une éthique écologiste : nous marcherons un peu plus mais beaucoup moins de voiture, je pense que nous devons être gagnants.Photo : Gorka dans la L3 (6b) du caos après avoir quitté la Paul Lalueza Un peu de sanglier le matin, un peu de singe dans la voie (à de nombreuses reprises, nous montons dans les arbres) , et enfin un peu de sanglier pour le retour, la voie est animale ! Nous n'avons pas essayé le vol du vautour ....
Dans la première partie, nous grimpons dans une vieille voie et qui a perdu de sa superbe, cela ne durera que 3 longueurs.
A partir de là, la voie est soutenue dans le 6a.
Photo : Gorka dans une dalle sur le haut de la voie
Il faut se faire les dalles ...Superbe et continue sur 4/5 longueurs ! SUPER WE !!
Deux jours de rang à grimper !! Nous allons nous en remettre une dose (cf sortie précédente). La météo de Ordesa n'est pas géniale alors direction Montrebey. Gorka est super motivé, mais pas pour faire du très difficile.Belle vue depuis R2Arrivée vers 9h au parking (côté puente de Muntanyana) ; nous rejoignons le pied de la voie vers 10h15.
Gorka dans une dalle de L2Les 4 premières longueurs sont soutenues et agréables, la suite est ... pour sortir ! Sauf la dernière longueur : superbe !!La voie manque un peu d'homogénéité ; un excellent moment quand même !!La voie est rapide ; à 15h nous faisons une sieste bien méritée au sommet avant de jouer au sanglier ...
Petit raid sympa sur 4 jours où il a fallu jongler avec les impératifs de chacun. Au final, il manquera 2 personnes ... 
Premier jour, je voulais faire le sommet de la Maladeta : nous voilà partis dès la fin de la route avec quelques craintes quand même, le risque d'avalanche est de 4 !!Nous montons sous la neige avec quelques percées de soleil, notre optimisme est au maximum ! Au dessus de la Rencluse, il n'y a plus de traces et il va falloir brasser !
Finalement, la quantité de neige fraîche est bien moins importante que celle annoncée. Toutefois, sur le glacier, nous entrons dans le nuage ; il fait froid et la visibilité devient quasi nulle. Avec mon frère nous montons en haut du glacier et je me trompe de couloir : le sommet est raté !
Nous redescendons rapidement pour retrouver Anne-Séverine et Laurent qui nous attendent plus bas sous un caillou. La descente est magique dans 50cm de poudre ! Nous nous arrêtons à la Rencluse pour passer la nuit. Le lendemain, Maud et Aritz nous rejoindrons aux Llanos del Hospital pour faire le tour du Perdiguère.
Nous montons au soleil par la vallée de Remune rebaptisée "vallée infernale" au vue de sa longueur et de la vitesse avec laquelle on gagne de l'altitude !
C'est joli mais nous ne redescendrons pas par là sous peine de ramer ferme !

Passage au col inf de Literole et descente dans une bonne poudreuse sur le refuge de Portillon.En altitude, très peu de neige et il faut faire attention sous peine de "toucher".
Le refuge sera froid ! Même si nous utiliserons 4 couvertures chacun.

Le lendemain, tempête de ciel bleu ; nous profitons des paysages et de l'isolement. Une belle descente sur le glacier en dessous du Cap du Seil de la Baque.
Remontée au col d'Oo avant de redescendre sur le refuge d'Estos dans de la neige de printemps. Il faut faire attention à la carte qui ne mentionne aucune falaise sur l'arrivée au dessus du refuge ... Nous pensions avoir chaud au refuge mais ce ne sera pas le cas ...

C'est déjà le dernier jour ! Descente jusqu'à la cabane de Turmo puis remontée au col entre le Perdiguere et le Perdigueret.
Patrice montera à pied car une de ses fixations est quasi cassée. Il en aura "bavé" ! Nous rejoignons le vallon de Literole : super descente avec de bonnes pentes ! On skiera jusqu'au bois mais il va falloir qu'il reneige ... 4 jours de pur BONHEUR !!

Quelle Honte !! Je n'avais jamais mis les pieds dans le secteur !
Pour les amoureux de beaux couloirs de neige, mixte, glace : vous serez servis. Bon, cette année, il faut enlever le mot glace. Photo : Gorka dans la deuxième longueur
Mais sinon, le secteur et la voie sur laquelle nous nous sommes rabattus sont superbes.

Nous étions venus chercher la tranquillité, c'est raté ! Dès 6h du mat, c'est un ballet de voitures, 4*4, camping-cars qui montent jusqu'au terminus de la route : nous étions quelque peu amer en voyant ce défilé nous dépasser.
Le début de la voie est sympa : des ressauts suivis de couloir puis une partie plus raide ou il faut grimper sur du placage pas trop épais !
Photo : Dans la longueur de mixte ou il n'est pas toujours possible de se protéger.
En réalité, ces chers motorisés vont faire de la motoneige, chien de traineaux et du ski de fond quand même !!
Photo : Gorka dans le haut.
Pour la voie, la première idée était la "voie du Croissant" qui semble sèche sur le haut, ensuite, c'est au tour du "couloir Abraxas" de nous faire envie mais la première longueur est un placage de ... neige !
Nous nous jetterons donc dans la "voie Maria Luisa".
Se succèderont des parties plus raides
Photo : Gorka dans un des ressauts
entrecoupées de parties couloir (marche).
L'escalade n'est pas monotone et j'en garde un très bon souvenir.

Au final, nous ne verrons quasiment personne de la journée dès que l'on quitte la fin de la route, mais nous n'avons peut-être pas optimisé l'approche ...
Photo : Nico à la sortie du couloir sur fond d'Ossau.
Une bien belle journée, cette muraille ne donne qu'une envie : REVENIR !!