Depuis cet hiver déjà, nous avions le projet de faire une voie à Ordesa avec Aritz en juin.Après quelques mails, nous voilà prêts pour une voie plutôt difficile !Aritz a choisit "Verticualidad" comme son nom l'indique ....Le canyon d'Ordesa sous les premiers rayons du soleil de la journée.
Aritz commence la première longueur dure (6b), il y a 1 spit mais c'est après que ce sera dur, surtout dans la tête :- pas trop facile de se protéger ,
- INTERDICTION de tomber
- donc il ne faut pas se tromper d'itinéraire !
Equation très bien résolue par Aritz.
Après quelques très beaux passages, le rocher devient moins solide le temps de quelques mètres et notamment sur cette courte traversée.
Ca y est, nous sommes dans les longueurs difficiles qui sont au nombre de 4 (toutes sont côtées 6c mais une seule paraît plus dure). A la lecture du topo, Aritz se réserve la longueur la plus difficile.Aritz au début des longueurs dures.
Aritz dans la longueur difficile, une fissure en 6c+/A1 soutenue sur 35m.On voit bien les ventres de la corde... nous sommes au delà de la verticale.
Nous empruntons les terrasses pour le retour, avec les sommets de Gavarnie encore enneigés en versant sud, beaucoup d'eau dans la cascade du Cotatuero et au premier plan, le pilier du Cotatuero avec la voie réalisée à l'automne dernier : "Zarathoustra".Une voie vraiment dure en terrain d'aventure, à quand la prochaine ? Bientôt, l'endroit est vraiment merveilleux !!
Henri ne connaît toujours pas la version catalane de Montrebey ! Nous allons la découvrir avec une voie MAGNIFIQUE : "el diedro gris".Départ assez matinal, il faut environ 1 heure pour rejoindre le pied de la voie : on chemine sur le sentier à "touristes", creusé à flanc de falaise, fort agréable et désert à cette heure là !Photo ci-contre
Nous trouvons rapidement le départ. Celui-ci nous réveille ! Certes, le rocher dans ces tons ocre est beau, mais c'est aussi l'assurance d'une qualité douteuse !Ce n'est jamais facile de démarrer dans du rocher pourri pour une escalade dans une énorme paroi !
Après une traversée (photo précédente) pendant laquelle on ne manque pas de penser que Catherine aurait apprécié, le rocher devient gris et la qualité irréprochable !Henri au départ du "grand dièdre"La difficulté va crescendo et on se chauffe de plus en plus pour profiter pleinement de l'avant dernière longueur (6a+) de toute beauté en fissure légèrement surplombante !!!
Très peu de matériel en place : seuls les relais et quelques points de passage sont équipés.Quelques spits avaient du éclore mais il ne reste que la vis .... L'aventure est à Montrebey !!
Pas de possibilités de se tromper d'itinéraire : c'est par où ? Droit dans le dièdre au dessus !Pour le matériel et le topo, voir le site "onaclimb", Luis Alfonso a très bien travaillé !En sortant au sommet de la voie, quelques belles vues sur le "pantano"....
ou sur la paroi d'Aragon !!Seuls les oiseaux nous ont accompagné, quel calme !!Le retour est aisé et il suffit de suivre le sentier à travers buis pour retrouver le sentier dans le "congosto".UNE JOURNEE DE REVE !!!!